Shikoku Muchujin

nikosan – Illustrateur Asie Japon Tea

Dégustation de thés avec Tamayura

16 septembre 2011

En attendant le voyage au Japon organisé par l’association Shikoku Muchujin qui se déroulera en novembre, je patiente sagement et me mets dans l’ambiance avec une dégustation de thés japonais. J’ai eu l’occasion d’accueillir le représentant français de la célèbre firme de thés verts Tamayura.

Une rencontre tout en simplicité, comme je les aime.

Découvrez en quelques images cette dégustation de thés qui a eu lieu hier soir…


Cette fois-ci, c’est une dégustation de thés verts japonais qui s’est déroulée à la galerie. Et qui de mieux placé pour animer ce type de soirée qu’un expert en thé.
J’ai donc eu l’honneur d’accueillir Olivier, représentant de la marque de thés japonais Tamayura, qui nous a fait voyager le temps d’une soirée…

La marque japonaise distribue cinq thés verts de grande qualité que nous avons dégusté hier soir (Sencha, Gyokuro, Genmaicha, Houjicha, Matcha). Ces thés sont sélectionnés selon les critères traditionnels japonais les plus rigoureux : goût, saveur, fraîcheur et effets bénéfiques sur la santé. Ils proviennent des plantations de la région de Fukuoka, situées sur l’île de Kyushu (sud du Japon).

Outre les thés cités plus haut, nous avons également pu déguster un sincha, le fameux thé de printemps, distribué en très petite quantité. Un trésor tant pour les yeux que pour les papilles…
Nous avons également pu découvrir un tencha, qui est un thé en feuilles plates brisées, dernière étape avant qu’il soit réduit en poudre pour devenir du matcha (ou maccha), utilisé lors de la cérémonie du thé japonaise, appelée Chanoyu. A cette occasion, quelques personnes ont pu s’essayer à la préparation du matcha. le principe est très simple, sorti du contexte de la cérémonie : il s’agit de mettre un peu de thé matcha au fond du bol, un peu d’eau chaude et de battre le mélange à l’aide d’un petit fouet en bambou appelé « chasen ». Le but étant d’obtenir une liqueur homogène. Certaines écoles de thé sont partisantes d’une belles mousse uniforme en surface…

Je termine avec ces photos, pour l’ambiance de ces quelques instants hors du temps…

Merci Olivier, véritable Homme du Thé,  pour ce beau partage que tu nous as offert. C’est pour moi un début de mon voyage au Japon ! Je ne peux que vous conseiller les thés de Tamayura. C’est un excellent rapport qualité/prix, accompagné d’une belle approche humaine. Une rubrique consacrée à la préparation des thés japonais est visible sur leur site. N’hésitez pas à la consulter !

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11 commentaires

Voilà qui fait envie! Je n’ai jamais goûté ni de shincha, ni de tencha (j’ignorais même l’existence de ce dernier, honte à moi!). Des thés à (re)commander donc? ;)

Salut Julia,
Oh que oui, je te recommande vivement ces thés ! Tu dois déjà en avoir goûter pas mal… Nous aurons l’occasion d’affiner notre palais au Japon !!! ;-)

Nikosan + Olivier: une alchimie dont on ne se lasse pas. Merci de nous faire partager ces moments magiques, Niko tu as su rendre cette ambiance si particulière liée aux thés japonais… Merci

Super soirée.. Sans oublier la salade de thé (du Gyokuro je crois, mais je n’en suis plus très certaine), assaisonné de Yuzupon: une sauce vinaigrette aux agrumes+sauce soja+ citron Yuzu. Un délice !

c’est bientôt à notre tour de découvrir ces nouveaux thés, chic…. même si on les connait déjà (pour en avoir gouté) on a hâte d’être à vendrdi.

Cher Nikosan,

Belle entrée en matière pour ton voyage prochain en Shikoku. Quel dommage que nous soyons géographiquement diamétralement opposés…

Comme tu le précises à juste titre, la préparation du macha en elle même est simple, et cela reste également vrai pour chanoyu. Tout n’est que question de bon sens en fait. Le secret d’un bon thé : la température de l’eau lorsque le bol est servi. Pour faire une généralité, tout le processus de préparation du thé lors de chanoyu n’a qu’un seul et unique but : obtenir un bol de thé à la température parfaite (rappelons que « chanoyu » ne veut pas dire « cérémonie du thé », mais : « eau chaude pour le thé »). Tout un chacun peut donc chez lui se préparer et apprécier un bol de macha, pour peut qu’il respecte cette règle de base.

Les points importants à respecter pour y parvenir :
- chauffer le bol en y versant de l’eau frémissante. Laisser « monter la chaleur dans le bol » quelques instants puis vidanger.
- essuyer les parois du bol avec un linge parfaitement propre (en coton par exemple).
- déposer dans le fond du bol la quantité de thé désiré (que l’on aura pris soin de tamiser avant pour éviter l’apparition de « grumeaux »).
- verser l’eau (il est important que l’eau ne soit pas trop chaude. Plus le thé est de qualité, moins l’eau doit être chaude. On préconise souvent d’utiliser une eau comprise entre 60 ou 70°… il faut faire ses propres essais).
- battre le tout avec un chasen (fouet en bambou, seul ustensile indispensable. Il aura été trempé dans l’eau froide quelque minutes auparavant son utilisation).
- boire.

Il n’existe pas de macha amère. S’il l’est, c’est soit qu’il est de mauvaise qualité, soit trop vieux (le macha s’oxide très vite), soit qu’il a été mal préparé (généralement avec une eau trop chaude).

Et si je puis abuser encore un peu de l’espace que tu offres ici… je souhaiterai finir avec 2 questions ni pour des champions, ni qui attendent réponse :

Ecrit-on en romaji « senTchado », ou encore « Tchanoyu », ou encore « KonniTchiwa » ?
Pourquoi alors vouloir rajouter un « t », ou tout autre lettre, au terme romanisé de « macha » ?

(Cha)leureusement
^____^

Salut Thierry, et merci pour ton message ! J’aime ce principe, universel au thé : faire simplement chauffer de l’eau et se préparer un bon thé !
Je tente tout de même de répondre à tes questions… ;-) Ne connaissant pour ainsi dire rien du tout à la langue japonaise et ses transcriptions en romanji, je me contente de reprendre les termes de mes bouquins. Il y a deux orthographes à ma connaissance : « matcha » et « maccha ». Ce dernier semble donc plus approprié !
Je te dis à très bientôt…!

Voilà donc l’origine de la question sur l’orthographe de « matcha »! En fait Thierry, la présence du « t » avant le « ch » s’explique par la présence d’un petit « tsu » entre le « ma » et le « cha ». En hiragana, ça donne ????. Ce petit « tsu » que tu as déjà vu probablement ailleurs signifie que la consonne qui le suit sera doublée. C’est le cas dans des mots comme « itte rasshai » (????????) .

La prononciation de « matcha » (????) est donc plus insistante que celle de « senchadô » (??????) ou de « konnichiha » (?????) qui eux ne comportent pas de petit « tsu ».

A l’origine, l’idéogramme utilisé pour le « ma » de « matcha » se prononce « matsu », mais comme prononcer « matsucha » n’est pas très facile, on contracte le tout et on dit « matcha ». D’ailleurs, si l’on choisit la transcription en rômaji qui veut le petit « tsu » soit transcrit par un redoublement de la consonne amplifiée, l’écriture « maccha » serait la plus correcte. Mais bon, pour une raison ou pour une autre, c’est l’écriture « matcha », issue d’une autre méthode de transcription des kana, qui est plus répandue…

Zut, je ne m’étais pas aperçue que l’on ne pouvait pas utiliser les caractères japonais dans les commentaires! Mille excuses m(_ _)m

merci pour ce complément d’infos Julia, j’y vois un peu plus clair avec le japonais…!

Julia,

Merci de ces éclaircissements . Grâce à toi je me coucherai moins ignorant que je ne l’étais ce matin ( ^_-).

De fait, « maccha » serait donc la façon la plus orthodoxe d’écrire le mot en rômaji. Tout me semble bien plus clair à présent, wakarimashita aligato m(_ _)m

Ceci dit, on reste sur ce que nous avons convenu ensemble : à savoir l’adoption de la « romanisation » la plus courante, « MATCHA  » pour nos écrits . Sauf, si vous souhaitez changer d’avis ! (^___^).

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